Suzanne Masson, qui était première vice-présidente aux affaires corporatives et secrétaire du Conseil d’administration de la Caisse, vient de quitter son poste.

Faut-il y voir un lien de cause à effet avec la mise en demeure envoyée à l’encontre de mon livre, La Caisse dans tous ses états ? Mme Masson, je l’ai su de source sûre, a été la grande instigatrice de cette mise en demeure. Mais cette initiative intempestive avait-elle reçu l’aval de Sabia ? On peut se le demander.

On sait que l’avocate est très proche d’Henri-Paul Rousseau, avec qui elle avait travaillé à la Banque Laurentienne et qui l’avait appelée à la Caisse en 2004. On pourrait comprendre que  la loyauté envers son ex-patron ait inspiré son zèle afin d’écarter tout ce qui pouvait nuire momentanément au témoignage de Rousseau devant la Commission parlementaire le 19 mai.

Suzanne Masson était celle qui soufflait les réponses aux dirigeants de la Caisse qui se sont succédé dans ce cirque politique inutile qu’on a appelé la commission parlementaire.

On dit qu’elle prend sa retraite. C’est à voir. Gageons une poignée de papier commercial qu’Henri-Paul Rousseau, qui siège maintenant à la droite de la trinité Desmarais, trouvera une belle niche à l’avocate Masson au paradis doré de Power Corp.