Bien des choses ont été dites, écrites et clamées sur la Caisse de dépôt et placement du Québec, surtout ces derniers mois, depuis l’annonce de la perte désastreuse de 40 milliards $ en 2008.

Mais beaucoup trop d’idées reçues trainent encore dans le paysage au sujet de cette grande institution. Sait-on que l’investissement tant décrié dans Vidéotron en 2002 s’est avéré rentable finalement ? Sait-on que Rousseau avait dévalué artificiellement les actifs de la Caisse en 2002 pour rehausser le rendement de sa première année, en 2003 ? Sait-on qu’avant la mésaventure du papier commercial, la Caisse avait perdu 6o millions $ en pariant sur les ouragans dans le golfe du Mexique ?

Bien d’autres informations inédites, que j’ai recueillies de sources sûres, m’ont amené à publier un autre livre sur le sujet, moi qui suis une sorte de chroniqueur de la Caisse depuis 20 ans, soit depuis la parution de La machine à milliards en 1989.

Comme je le dis dans le Prologue du nouvel ouvrage, La Caisse dans tous ses états - qui sera en librairie dans quelques jours -, « l’investissement excessif dans des produits dérivés douteux comme le papier commercial non bancaire n’est pas tombé du ciel par accident. Il résulte d’une orientation, d’une politique, en somme du changement de culture radical qui s’est produit à la Caisse avec l’arrivée d’Henri-Paul Rousseau en 2002″.

De fait, les trois derniers chapitres de ce livre qui traitent des années Rousseau jusqu’à la nomination de Michael Sabia pourraient se résumer par la question : Qu’a-t-on fait de la Caisse de dépôt ?