14 jan
Posté par: Olivier Mario Pelletier dans: Uncategorized
Montréal, le 14 janvier 2012
Le livre Les loups de Staline, témoignage historique sous forme de roman publié à la fin de 2011, est déjà acclamé par la critique, qui commence à peine à le découvrir.
C’est l’histoire authentique d’une jeune fille qui a tenu tête à la terreur soviétique.
« Histoire vécue bouleversante trempée dans l’encre d’un auteur bourré de talent qui n’a pas fini de nous surprendre, Les loups de Staline… un roman à ne pas rater! », écrit Alexandra S. Holstein, à la une du magazine littéraire en ligne, LivresPlus.com.
« Témoignage rare devenu roman épique, l’ouvrage de Mario Pelletier, Les Loups de Staline, est avant tout un émouvant et rarissime document sur le combat d’une jeune fille qui ne veut pas se laisser absorber par la machine bolchévique et qui envers et contre tous, en dépit de son exclusion de la société en raison de son attitude dissidente, lutte pour sa liberté de ne pas vouloir adhérer au « Parti ». À défaut de l’absorber, tout sera fait pour essayer de la broyer…
« Lorsque les hommes se comportent plus sauvagement que le plus féroce des animaux, le salut est peut-être auprès des véritables bêtes sauvages. C’est auprès d’elles, notamment auprès des chiens errants et d’un jeune loup qui lui sauvera la vie, que Vera va apprendre à se reconstruire, en mettant à profit son étonnant don de communication avec les animaux. »
Mme Holstein fait remarquer que c’est la deuxième fois en mois d’un an que Mario Pelletier « nous offre un de ces moments de lecture privilégiés comme on aimerait en connaître plus souvent». Il avait, en effet, cosigné un roman écrit à quatre mains avec Pauline Michel, Les amants de la dernière heure, publié en février 2011 au Québec, puis en France.
Signalons que Les loups de Staline a fait l’objet d’une émission d’une heure, le 9 décembre dernier, à Radio Centre-Ville (102,3 FM). L’auteur a été interviewé par Marguerite Paulin et Marie Desjardins, dans le cadre de l’émission Quai des Partances.
Pour lire l’article d’Alexandra S. Holstein, à la une du dernier numéro de LivresPlus.com, cliquer ici.
16 mar
Posté par: Olivier Mario Pelletier dans: Non classé
(Communiqué du 3 mars 2011)
Avant même sa sortie en librairie en France, prévue dans les prochaines semaines, le roman de Pauline Michel et Mario Pelletier « Les amants de la dernière heure » est salué par la critique !
Le site littéraire Critica.fr l’a mis, en effet, à la une de son édition hebdomadaire, en faisant l’éloge de sa grande inventivité et de sa façon différente de « manier la langue ». Un véritable « OVNI littéraire », selon la critique Gracianne Hastoy .
Voir le texte intégral de la critique sur le site critica.fr.
Après avoir publié un livre explosif sur la Caisse de dépôt en 2009, je me suis associé à Pauline Michel pour décrire une révolution amoureuse dans un monde menacé.
En effet, le roman Les Amants de la dernière heure, qui vient de paraître au Québec et qui sortira en France en mars, plonge le lecteur dans une atmosphère de fin du monde, où tous les sentiments explosent !
Il s’agit d’une sorte de thriller mêlé de romantisme, de réalisme et de fantastique, écrit avec une imagination débridée et un humour pétillant qui font des étincelles tout au long du livre.
Viviane, qui, depuis son divorce, était seule, « s’exerçait sans sexe, mangeait sans sel et vivait de peu, sans sous mais sans soucis », rencontre Arnaud, chevalier sans cheval ni chevaux-vapeur, plus riche d’esprit que de portefeuille (sauf les feuilles qui lui servent à écrire)… et c’est la combinaison gagnante !
Pendant qu’une comète menaçante soulève la peur dans le monde, ils sont frappés par un coup de foudre fatal, tous deux sur le tard – mais avant qu’il ne soit trop tard ! Du même coup, ils se trouvent entraînés dans une chasse impitoyable à un criminel de guerre nazi. Pendant que la comète enfièvre la planète, nos amants vivent donc ensemble une passion fiévreuse et un suspense haletant… Et tout cela, sous l’œil et entre les mains d’un Destin cynique, qui se complaît à jouer aux dés avec l’univers et avec les personnages. Nos amants d’abord, mais aussi un chasseur acharné de criminels de guerre ; un mystérieux « homme des cavernes » ; un moine astronome qui surveille l’approche de la comète; une vieille actrice excentrique, qui se raccroche désespérément à son théâtre de poupées, et d’autres personnages insolites, comme un couple de chats parlementaires, des corbeaux justiciers et une plante extraterrestre aux étranges pouvoirs.
Les auteurs ont réuni avec bonheur toute leur imagination, leur humour et leur virtuosité littéraire pour nous plonger dans une histoire à la fois drôle et émouvante sur la fin du monde et… sur la fin de toute vie. Avec, comme l’a dit un éditeur, « un sens du dérisoire et de l’épique à la fois, qui crée une véritable jubilation, une sorte d’hymne à la joie du monde ; c’est pourquoi ce roman a quelque chose d’extrêmement tonique. À lire avant la fin du monde ! »
LES AUTEURS
Pauline Michel a publié une dizaine de livres, dont quatre romans, un recueil de nouvelles, deux recueils de poésie et une pièce de théâtre. Scénariste, elle a participé à plusieurs séries télévisées et films documentaires. Elle est aussi auteur-compositeur et chanteuse. En 2004, à la suite d’une mise en candidature pancanadienne, elle a été nommée « poète officiel du Parlement du Canada » pour deux ans. Cette expérience « parlementaire » est évoquée avec humour dans les premiers chapitres du roman.
Mario Pelletier a été journaliste et critique littéraire au Devoir, directeur littéraire des Éditions Quinze et rédacteur-conseil auprès de premiers ministres. Il a publié plusieurs ouvrages, dont trois recueils de poésie, un essai autobiographique sur les baby-boomers et, en 2009, un livre « dérangeant » sur l’histoire de la Caisse de dépôt (La Caisse dans tous ses états). C’est sans doute pourquoi il aime les rôles de « justicier historique », comme celui qu’endosse l’un des héros du roman.
Suzanne Masson, qui était première vice-présidente aux affaires corporatives et secrétaire du Conseil d’administration de la Caisse, vient de quitter son poste.
Faut-il y voir un lien de cause à effet avec la mise en demeure envoyée à l’encontre de mon livre, La Caisse dans tous ses états ? Mme Masson, je l’ai su de source sûre, a été la grande instigatrice de cette mise en demeure. Mais cette initiative intempestive avait-elle reçu l’aval de Sabia ? On peut se le demander.
On sait que l’avocate est très proche d’Henri-Paul Rousseau, avec qui elle avait travaillé à la Banque Laurentienne et qui l’avait appelée à la Caisse en 2004. On pourrait comprendre que la loyauté envers son ex-patron ait inspiré son zèle afin d’écarter tout ce qui pouvait nuire momentanément au témoignage de Rousseau devant la Commission parlementaire le 19 mai.
Suzanne Masson était celle qui soufflait les réponses aux dirigeants de la Caisse qui se sont succédé dans ce cirque politique inutile qu’on a appelé la commission parlementaire.
On dit qu’elle prend sa retraite. C’est à voir. Gageons une poignée de papier commercial qu’Henri-Paul Rousseau, qui siège maintenant à la droite de la trinité Desmarais, trouvera une belle niche à l’avocate Masson au paradis doré de Power Corp.
26 mai
Posté par: Olivier Mario Pelletier dans: Non classé
Voici une lettre ouverte que je viens d’adresser à La Presse et au Devoir. Je ne sais encore si ces vénérables journaux daigneront la publier, mais au moins elle sera publiée ici.
Après une semaine, on peut dire maintenant que la Caisse de dépôt a bien réussi son coup en faisant « geler » la vente de mon livre La Caisse dans tous ses états. Même si le livre est réapparu en libraire la semaine dernière, il n’était pas disponible dans les jours cruciaux qui ont précédé la comparution d’Henri-Paul Rousseau en commission parlementaire, mardi dernier (19 mai).
Ce livre révélait des choses bien trop gênantes sur la gestion de l’ex-président de la Caisse. Il fallait empêcher ces informations de circuler, au moins avant la comparution de Rousseau. Et c’est ce qui est arrivé. La mise en demeure signifiée le jeudi 14 mai a eu l’effet d’intimidation voulu sur mon éditeur Carte blanche, « l’effet réfrigérant » comme l’a signalé avec pertinence le juriste Pierre Trudel, dans un texte d’opinion paru dans La Presse et dans Le Devoir, mercredi dernier.
Même si le livre, sur le coup, a fait beaucoup parler de lui, l’attention a été, somme toute, assez superficielle. C’est le côté sensationnel de l’affaire qui a fait les manchettes de la télévision les 15 et 16 mai, et non le contenu du livre, qui révèle bien plus d’informations inédites que ce qui a fait l’objet de la mise en demeure. De fait, à cause de cette mise en demeure, plusieurs médias se sont abstenus de parler du contenu du livre avant la comparution de Rousseau.
Il y a eu, durant quelques jours, une atmosphère presque soviétique – ou duplessiste, rappelant la triste « loi du cadenas » – où les journalistes s’échangeaient sous le manteau le « livre interdit ». Au moins trois entrevues prévues pour le mardi 19 ont été annulées à cause du présumé litige : deux à Radio-Canada, et une à TVA. Les journalistes, en particulier ceux de la presse écrite, les représentants politiques et la population en général n’ont donc pas eu le temps de prendre vraiment connaissance du livre avant le témoignage de Rousseau à l’Assemblée nationale, le 19 mai.
Et comme HPR a écarté du revers de la main les questions à ce sujet, en disant qu’il s’agissait d’ « allégations fausses », les médias se sont contentés de cette dénégation, et tout a été dit. En réalité, rien n’a été réfuté ! Le simple déni de Rousseau ne constitue en aucun cas une réfutation. Personne n’a prouvé, noir sur blanc, que ce que j’ai écrit dans le livre au sujet d’une dévaluation excessive des actifs de la Caisse à la fin de 2002 était faux.
Heureusement, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, avait tenu à me rencontrer la veille de la commission. Il avait le livre en main. Et nous avons beaucoup parlé de Rousseau et de ses pompes : surtout, du changement de culture désastreux que HPR a instauré à la Caisse et qui est documenté en détail dans mon livre. Je sais que cet entretien a inspiré la sortie qu’il a faite en commission parlementaire, puis en conférence de presse.
Il faut dire que, le mardi fatidique, Josée Legault a cité de larges extraits du livre dans son blogue sur Voir.ca. De même, le Journal de Montréal en a publié un grand extrait. Je me suis réjoui aussi de voir que plusieurs informations contenues dans le livre ont été reprises dans les médias : entre autres, la rencontre orageuse entre Rousseau et Pierre-Karl Péladeau en 2002 (nouvelle diffusée à Radio-Canada) et la rentabilité de l’investissement dans Quebecor, qui a entraîné une petite algarade entre Péladeau et Alain Dubuc dans La Presse. Enfin des médias plus indépendants, comme L’Aut’Journal (sous la plume de Pierre Dubuc), en ont parlé plus largement, et l’agence Reuters a émis une dépêche qui s’est promené, je pense, à travers le monde. (Voir la couverture médias sur le site)
Aujourd’hui, une semaine après la comparution de Rousseau, l’affaire semble susciter moins d’intérêt, mais le livre reste encore à découvrir – il va bien au-delà des dérives de l’administration Rousseau en racontant l’histoire mouvementée de l’institution depuis le début (une saga digne d’une série télévisée). Ce qui est assez inexplicable, c’est qu’aucun éditorialiste n’ait jugé bon jusqu’ici de traiter de l’affaire. Peu de grands faiseurs d’opinion se sont insurgés contre cet abus de pouvoir de la Caisse, cette atteinte manifeste à la liberté d’expression. Aucun organisme défenseur des libertés ne s’est fait entendre, aucune association représentative d’auteurs. Qu’est-ce à dire ? Est-ce indifférence, paresse, peur ou quoi ? C’est troublant.
Quand on voit qu’on monte vite aux barricades pour la « liberté » du voile, mais non pour la liberté de parole, qui est l’un des droits fondamentaux de notre démocratie, on peut se poser des questions. Et surtout qu’il s’agit ici d’une parole qui explique clairement comment on en est arrivé à faire perdre des milliards de dollars à tous les retraités, actuels et futurs, du Québec.
En somme, le coup de force de la Caisse a réussi ! Et comme il n’a pas été beaucoup dénoncé, des abus de ce genre ne manqueront pas de se reproduire. Surtout sous un gouvernement à Québec qui n’en fait qu’à sa guise, qui parachute un pdg à la Caisse, au mépris des règles qu’il avait lui-même édictées en 2004. Quand on pense que Mme Jérôme-Forget en 2002 réclamait une enquête publique sur les 30 millions que la Caisse avait perdus dans Montréal Mode et qu’en mars 2009, elle ne voyait pas la nécessité d’une enquête pour la perte de 40 milliards ! Vraiment, il y a quelque chose de pourri au royaume du Québec. Vous ne trouvez pas ?
Après ma résistance à la mise en demeure de la Caisse de dépôt, à quoi peut-on s’attendre maintenant ?
Une mise en demeure du Vérificateur général, peut-être ? Pour atteinte à la crédibilité de nos institutions ? En tout cas, je vois qu’on ne brave pas impunément les puissants qui nous dirigent et qui cherchent à nous cacher bien des choses !
Je n’ai qu’une bien petite fronde face à ces Goliaths et aux grands maîtres de notre opinion publique qui souvent les appuient. Attendez-vous à d’autres choses, les amis. J’ai su que commence à circuler la rumeur que je serais « à la solde de Scraire », l’ancien patron de la Caisse avant Rousseau. Eh bien, à ce compte-là, RDI qui a fait intervenir Scraire comme spécialiste hier durant le témoignage de Rousseau serait aussi de son côté. C’est une tactique bien connue, quand on veut détruire le message, on tire sur le messager.
Bien des choses ont été dites, écrites et clamées sur la Caisse de dépôt et placement du Québec, surtout ces derniers mois, depuis l’annonce de la perte désastreuse de 40 milliards $ en 2008.
Mais beaucoup trop d’idées reçues trainent encore dans le paysage au sujet de cette grande institution. Sait-on que l’investissement tant décrié dans Vidéotron en 2002 s’est avéré rentable finalement ? Sait-on que Rousseau avait dévalué artificiellement les actifs de la Caisse en 2002 pour rehausser le rendement de sa première année, en 2003 ? Sait-on qu’avant la mésaventure du papier commercial, la Caisse avait perdu 6o millions $ en pariant sur les ouragans dans le golfe du Mexique ?
Bien d’autres informations inédites, que j’ai recueillies de sources sûres, m’ont amené à publier un autre livre sur le sujet, moi qui suis une sorte de chroniqueur de la Caisse depuis 20 ans, soit depuis la parution de La machine à milliards en 1989.
Comme je le dis dans le Prologue du nouvel ouvrage, La Caisse dans tous ses états - qui sera en librairie dans quelques jours -, « l’investissement excessif dans des produits dérivés douteux comme le papier commercial non bancaire n’est pas tombé du ciel par accident. Il résulte d’une orientation, d’une politique, en somme du changement de culture radical qui s’est produit à la Caisse avec l’arrivée d’Henri-Paul Rousseau en 2002″.
De fait, les trois derniers chapitres de ce livre qui traitent des années Rousseau jusqu’à la nomination de Michael Sabia pourraient se résumer par la question : Qu’a-t-on fait de la Caisse de dépôt ?